Northvolt lève 138 M€ pour construire une giga-usine de batteries lithium-ion au Canada : En savoir plus

Northvolt, un fabricant de batteries lithium-ion basé à Stockholm, a annoncé jeudi 16 novembre avoir levé un financement de 150 millions de dollars (environ 138 millions d’euros) auprès de la CDPQ (Caisse de dépôt et placement du Québec), un groupe d’investissement mondial canadien.

Le financement, sous forme de dette convertible chez la société mère située en Suède, contribuera au financement du projet Northvolt Six au Québec annoncé cet automne.

Northvolt exploite la première gigafactory locale d’Europe en Suède et développe actuellement d’autres projets d’expansion en Europe, en plus du projet annoncé récemment au Québec.

Les travaux préparatoires de l’usine Northvolt Six, une usine de batteries entièrement intégrée située à Saint-Basile-le-Grand et McMasterville, à l’extérieur de Montréal, devraient débuter d’ici la fin de 2023.

Une fois achevée, l’usine aura une capacité de production annuelle allant jusqu’à 60 GWh, avec des installations pour fabriquer du matériau actif cathodique, des cellules et des matériaux recyclés, fermant ainsi efficacement la boucle des batteries sur site.

Cette annonce intervient huit mois après des négociations visant à lever plus de 5 milliards de dollars (environ 4,6 milliards d’euros) pour consolider sa position de plus grand fabricant de batteries en Europe.

Northvolt : fournir des batteries écologiques

Fondée en 2016 par Paolo Cerruti et Peter Carlsson, Northvolt est une entreprise de fabrication de batteries lithium-ion qui se concentre sur la fourniture de batteries respectueuses de l’environnement.

Elle propose des cellules lithium-ion basées sur la chimie exclusive Lingonberry NMC dans des formats cylindriques et prismatiques.

Les batteries de l’entreprise sont fabriquées avec une empreinte carbone minimale et avec une technologie de recyclage sans compromettre les écosystèmes importants, permettant à l’industrie automobile de remplacer efficacement les combustibles fossiles par l’électricité.

Jusqu’à présent, l’entreprise suédoise a obtenu 55 milliards de dollars (environ 51 milliards d’euros) de commandes auprès de clients clés, notamment BMW, Fluence, Scania, Volvo Cars et Volkswagen Group.

Afin de garantir un approvisionnement suffisant en matières premières pour la production de batteries, l’entreprise produira des matériaux cathodiques sur son site suédois et construira une installation de recyclage sur place pour permettre que 50 % de ses besoins en matières premières proviennent de batteries recyclées d’ici 2030.

L’entreprise livre actuellement des batteries depuis sa première gigafactory Northvolt Ett, à Skellefteå, en Suède, et depuis son campus de R&D et d’industrialisation Northvolt Labs, à Västerås, en Suède, soutenue par plus de 5 000 employés en Suède, en Allemagne, en Norvège, en Pologne, au Portugal et aux États-Unis. et le Canada.

« La Caisse est impliquée dans la démarche depuis plusieurs mois et contribue activement à l’implantation de notre future usine au Québec. Nous sommes ravis de nous associer à un investisseur institutionnel à long terme aussi important et engagé dans le développement économique et énergétique du Québec », déclare Paolo Cerruti, cofondateur de Northvolt et PDG de Northvolt Amérique du Nord.

« Northvolt continue de s’intégrer au tissu économique et social du Québec et l’investissement de la Caisse dans Northvolt en est une preuve supplémentaire », ajoute Cerruti.

L’investisseur

Basée au Québec, la CDPQ investit de manière constructive pour générer des rendements durables à long terme.

Le cabinet est actif sur les principaux marchés financiers, le capital-investissement, les infrastructures, l’immobilier et la dette privée. Au 30 juin 2023, l’actif net de la CDPQ totalisait 424 G$ CAD (environ 284 G€).

« La chaîne de valeur des batteries est un secteur d’intérêt élevé pour la Caisse, et avec un impact favorable sur la transition énergétique, nous pensons qu’elle connaîtra une forte croissance au cours de la prochaine décennie, ce qui, nous l’espérons, profitera à nos déposants », déclare Kim Thomassin, directrice générale. Vice-président et chef du Québec à la CDPQ.

« Ce secteur est prometteur pour le développement économique du Québec et nous voulons y contribuer », ajoute Thomassin.